Archive pour octobre 2009

LES FONDS D’INVESTISSEMENT DE PROXIMITE EN CORSE : UNE REDUCTION D’IMPOTS DE 50% !

Vendredi 30 octobre 2009

Vous le savez, depuis quelques mois, les contribuables ont tout intérêt à soutenir l’économie locale des PME. En effet, les placements en FIP sont éligibles à une réduction d’impôt correspondant à 25% du montant investi sur des PME françaises situées sur le continent et à 50% du montant investi sur des PME corses.
LE GAIN POUR L’INVESTISSEUR
-    Investisseur célibataire, veuf ou divorcé :
Réduction d’impôts égale à 50% des versements effectués à une ou plusieurs PME. Réduction plafonnée à 12 000€. Soit un avantage fiscal maximum de 6000€ net.
-    Investisseur en couple (foyer d’imposition commune) :
Réduction d’impôts égale à 50% des versements effectués à une ou plusieurs PME. Réduction plafonnée à 24 000€. Soit un avantage fiscal maximum de 12 000€ net.
LE MECANISME
Il est possible d’investir dans un ou plusieurs FIP.
Si la PME bénéficiaire n’est pas cotée en bourse, le FIP doit être composé pour 60% de titres et d’avances en compte courant. Et la PME doit exercer son activité exclusivement sur le territoire corse.
Si la PME bénéficiaire est faiblement cotée en bourse, le FIP doit être composé de 20% de titres de cette PME.
Dans tous les cas, il doit y avoir 10% de titres de sociétés nouvelles.

LES ENGAGEMENTS DE L’INVESTISSEUR
Conditions à remplir pour obtenir l’avantage fiscal :
Pour bénéficier de la réduction d’impôt relative aux FIP Corse, les conditions sont les mêmes que pour les autres FIP. Le contribuable doit s’engager :
- à conserver les parts de FIP pendant au moins 5 ans à compter de la souscription ;
- ne pas détenir, avec son conjoint, ses ascendants et descendants, plus de 10% des parts du fonds ;
- ne pas détenir, directement ou indirectement, plus de 25% des droits dans les bénéfices des    sociétés dont les titres figurent à l’actif du fonds, ou avoir détenu ce pourcentage des droits à un moment quelconque au cours des cinq années précédant la souscription.
Illustration concrète avec les 2 FIP corse proposés :

Nom du FIP

FIP corse

FIP corse Kalliste Capital 1

Société de gestion

Vivéris Management

Vatel Capital

Zone d’investissement

Corse

Corse

Investissement minimum

500€

1000€

Frais de souscription maximum

5%

5%

Frais annuels de gestion

3.59%

3.50%

Durée du fonds

8 ans, prorogeables 2 fois par an

8 ans, prorogeables 2 fois un an


LE CUMUL DE FIP
Les investissements dans des FIP et des FCPI peuvent se cumuler.
Pour un couple qui effectue un investissement maximal de 48.000 euros, soit 24.000 euros dans un ou deux FIP corse et 24.000 euros dans un ou plusieurs FCPI, la réduction d’impôt maximale de 18.000 euros.
( 24.000 X 50% = 12.000 euros + 24.000 X 25% = 6.000 euros).
Pour une personne seule qui effectue un investissement maximal de 24.000 euros, soit 12.000 euros dans un ou deux FIP corse et 12.000 euros dans un ou plusieurs FCPI, la réduction d’impôt maximale de 9.000 euros.
(12.000 X 50% = 6.000 euros + 12.000 X 25% = 3.000 euros).
OBTENTION DE LA REDUCTION D’IMPOTS
Outre le bulletin de souscription et l’attestation délivrée par le gestionnaire du FIP à joindre à sa déclaration de revenus, pour obtenir la réduction d’impôt de 50%, dans la déclaration n° 2042 C, il faut inscrire en case FM le montant des sommes versées en 2008 sur un ou plusieurs FIP Corse.
Pour tout renseignement ou souscription: Altus Conseil 04 95 50 07 18 ou contact@altus-conseil.com

Astuce anti ISF: les contrats euros diversifiés

Vendredi 2 octobre 2009

Une nouvelle famille de contrats d’assurance vie à fonds garantis apparait sur le marché : les contrats « euros-diversifiés ». Réservés aux plus fortunés d’entre nous, leur ticket d’entrée minimal est fixé à 10 000€. En contrepartie, l’argent placé pendant 8 ans, à capital garanti, est effacé juridiquement du patrimoine du contribuable durant cette période. Le capital déposé est scindé en deux parties : la première est placée sur des fonds sécurisés en euros, et la seconde est investie en actions. Il existe des contrats dont le capital n’est pas garanti mais offrant une plus grande souplesse de gestion.

Avances d’associés : mode d’emploi

Vendredi 2 octobre 2009

Les sociétés touchées par la crise manquent de trésorerie. Le crédit bancaire se faisant sélectif, les entreprises peuvent alors opter pour l’autofinancement dans le cadre de leur gestion courante ou bien en vue de couvrir des investissements indispensables.

Cette solution paraît simple, elle doit toutefois être ancrée dans un cadre juridique afin d’éviter toute déconvenue future.

A l’extrême, il existe des groupes d’industriels qui fonctionnent entièrement sur le mode de l’autofinancement. Pour ce faire, l’intégralité des bénéfices est réinvestie dans l’activité. Cela implique que les associés renoncent à leurs dividendes, et ce, à long terme.

Une alternative moins radicale au crédit bancaire réside dans l’avance de fonds des associés. Ces derniers deviennent alors créanciers de leur entreprise par le biais de comptes d’associés. Les avances de fonds peuvent être rémunérées ou non, libres ou bloquées, encadrées juridiquement ou pas. Bien souvent, effectuées dans l’urgence, ces avances ne sont pas encadrées juridiquement et deviennent source de conflits internes après la crise si les modalités de remboursement n’ont pas été clairement établies.

Précautions à prendre

·        Les associés doivent s’assurer que l’entreprise est saine avant de lui prêter de l’argent provenant de leur patrimoine personnel. En présence de graves problèmes sociaux, structurels, juridiques, organisationnels, relationnels ou de toute autre nature au sein de l’entreprise, l’apport de finances ne sera pas à même de remettre cette dernière sur des rails. Les avances d’associés favoriseront la croissance de l’entreprise si son fonctionnement est normal, ses rouages bien huilés. Dans le cas contraire, les prêteurs de fonds ne récupèreront jamais leur mise.
·        Les avances d’associés doivent être votées en conseil d’administration. Les conditions de remboursement (à date fixe ou bien lorsque l’entreprise sera réellement en mesure de le faire) doivent être consignés dans les statuts des comptes d’associés.
·        L’associé ne doit pas être rémunéré à perte par l’entreprise au moment de lui prêter des fonds. Explication : si un ou plusieurs dirigeants continuent de se payer et d’utiliser les biens de l’entreprise à des fins personnelles alors qu’elle est constamment à découvert depuis des mois, cela constitue un abus de biens sociaux répréhensible par la loi. Dans ce cas, les associés auraient tort de prêter de l’argent à une entreprise qui les paie déjà à perte !
·        Les comptes d’associés sont extrêmement suivis par l’administration fiscale. En effet, ils pourraient masquer des revenus qui auraient échappé aux contributions sociales. Afin d’éviter tout désagrément, mieux vaut tenir une comptabilité très rigoureuse et lisible.

Les avantages des avances d’associés

·        Outre le fait que les avances d’associés constituent des ressources rapidement mobilisables, elles sont exemptes de frais versus un crédit bancaire, voire gratuites si les associés renoncent à se faire rémunérer leur avance.
·        Même le plus modulable des crédits bancaires sera toujours moins flexible qu’une avance d’associés.
·        Les banquiers ont beaucoup plus enclins à autoriser des découverts lorsque ils perçoivent une implication forte de la part des associés.
·        De plus, les avances d’associés évitent la lourdeur administrative d’une augmentation de capital. Et plus le capital est faible, plus les actionnaires à petit potentiel sont représentés.

La fiscalité des avances d’associés

·        L’entreprise a la possibilité de déduire de ses impôts les intérêts qui rémunèrent les avances d’associés. Pour ce faire, le taux des intérêts de remboursement ne doit pas dépasser la moyenne annuelle des taux effectifs pratiqués par les établissements de crédit. De plus, le capital de l’entreprise doit à ce moment précis être entièrement libéré.
·        De son côté, l’associé prêteur de fonds peut également bénéficier d’avantages fiscaux. Tout dépend des modalités précises de son prêt (montant alloué par rapport au montant du capital, absence de rémunération du prêt, conditions de remboursement…). Attention, la fiscalité des avances d’associés peut se révéler complexe en cas de décès de l’associé avant le remboursement de son avance.

Un équilibre judicieux

Aussi alléchante que paraisse la formule des avances d’associés, elle  n’est pas applicable en toute circonstance. Aussi faut-il trouver un équilibre entre sollicitation des banques et sollicitation des associés. Les prêts bancaires présentant l’énorme avantage de protéger le patrimoine personnel des associés en cas de résultats d’entreprise en chute libre.

Il arrive que des entreprises soient obligées de contracter un crédit en vue de rembourser les avances d’associés arrivant à échéance ! Voilà pourquoi il est judicieux d’envisager le recours aux deux modes de financement dans la gestion à long terme d’une entreprise. Et surtout, faire en sorte que les avances d’associés soient des contrats financiers encadrés juridiquement au même titre que les prêts bancaires.

Renseignements : Altus Conseil

Sachez obtenir un crédit immobilier sur mesure

Vendredi 2 octobre 2009

Vous ne vous connaissez peut-être pas de talents de négociateur, et pourtant, l’année 2009 va vous permettre de vous exprimer auprès des banques sur ce point précis. En effet, il est désormais plus facile qu’il n’y paraît d’obtenir un crédit immobilier. D’une part les banques baissent leurs taux d’intérêts; et d’autre part, elles assouplissent les conditions de ressources et de garanties inhérentes à la constitution d’un dossier de crédit. Sachez profiter de la concurrence que se livrent les banques entre elles en vue de conquérir de nouveaux clients! Prenez garde toutefois aux chants des sirènes, crédits à taux variables et autres crédits relais…
La période actuelle est celle de la gestion d’une crise financière planétaire. Certaines banques ont bénéficié des aides gouvernementales dans le monde entier. Au niveau européen, c’est la Banque Centrale Européenne, BCE, qui fixe les taux directeurs sur lequels sont indexés les taux de crédit des banques privées. Ces dernières ajoutent leur marge à ce taux en fonction de leurs propres ressources, du volume de leurs transactions, de la solvabilité de leurs clients, et d’une somme innombrable d’autres par amètres. Il n’en reste pas moins qu’une marge de manœuvre est négociable.
Restez prudents cependant par rapport aux nouveaux prêts à taux variables.
Ils paraissent alléchants car situés environ 1 point en dessous de la moyenne des taux fixes; mais demeurent extrêment risqués en cas de remontée brusque des taux de la BCE. Personne ne peut garantir la stabilité financière de cette dernière à long terme. Gardons en tête le désastre des propriétaires de la classe moyenne américaine, obligés de remettre leurs maisons aux banques faute de solvabilité. Les taux de leurs crédits non sécurisés s’emballent tout à coup et crèvent le plafond. Des milliers de familles se retrouvent à la rue chaque jour. Il s’agit d’un véritable fléau.
Mieux vaut alors opter pour un crédit dont le taux est plus élevé, certes, mais qui est garanti.
Qu’en est-il des crédits relais?
Actuellement, le volume des transactions immobilières est à la baisse et le temps moyen par transaction est doublé par rapport à 2008. Imaginez que vous ayez aménagé dans votre nouveau logement, alors que votre ancien n’est toujours pas vendu! Le crédit relais, limité dans le temps, vous permet d’emprunter la somme nécessaire à l’acquisition du nouveau bien. Il doit être remboursé d’une seule traite dès lors que vous avez vendu votre ancien logement. Oui mais voilà, que se passe t’il si vous ne parvenez pas à vendre? Le crédit relais coûte très cher et la banque peut effectuer une saisie immobilière afin de se rembourser. Vous risquez gros. La solution reste de mettre le bien en location et de faire transformer son crédit relais en crédit classique amortissable avec remboursement mensuel.
Quel que soit votre cas de figure, il faut être conseillé par des professionnels.
Même si le temps est à la négociation des crédits, encore faut-il avoir le temps de faire jouer la concurrence entre banques différentes ou entre agences du même réseau.
Il existe un moyen d’effectuer cette mise en concurrence de manière optimale. Il s’agit de faire appel à un courtier en en banque. Vous trouverez forcément une enseigne près de chez vous: Meilleurtaux, AB Courtage, In and fi, ACE…
Ces courtiers spécialisés en crédits immobiliers possèdent des partenariats avec les banques de-par le volume de transactions qu’ils génèrent. Ainsi, statistiquement, ils vous font accéder à des crédits inférieurs de 0.5 points à la moyenne nationale des taux. Concrètement, pour un emprunt de 200 000€, cela vous fait réaliser une économie de 11 500€.
Ces courtiers sont rémunérés sur la base d’honoraires compris entre 500 et 900€, selon la valeur du crédit. En revanche, vous ne payez=2 0pas les frais de constitution d’un dossier auprès de la banque qui vous octroie finalement le crédit.
Par les temps qui courent, il n’est pas rare que des courtiers rappellent des clients pour lesquels les dossiers de crédits étaient
trop peu étoffés voilà quelques mois. Alors qu’aujourd’hui, cela passe!
Tentez votre chance, tout en restant prudents!
Renseignements: Altus Conseil